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(Not) made in France ?

Le fabriqué en France séduit-il toujours ? Les Échos soulignaient cette semaine que l’intérêt des entreprises pour les achats à l’échelle nationale se réduit sensiblement. Selon l’étude annuelle du cabinet AgileBuyer et du Conseil national des achats (CNA), réalisée fin 2023, le « made in France » comme critère d’attribution d’une commande par les directions des achats des entreprises est passé de 61 % en 2022 et 65 % en 2023 à 47 % pour 2024. Il retombe ainsi au même niveau qu’en 2021.

 

De son côté, Alternatives économiques relève que dans le secteur de l’automobile, le made in France perd du terrain. La concurrence des marques chinoises qui proposent des modèles électriques à un prix inférieur n’est pas seule en cause. La voiture la plus produite en France, note le journal, n’est plus celle d’une marque française, mais la Yaris Cross du japonais Toyota dans son site de Valenciennes : « L’usine France est ainsi de plus en plus dépendante, pour le meilleur et pour le pire, des stratégies des firmes étrangères. »

 

Plus généralement, un quart de notre consommation de biens porte sur des biens en provenance des pays de délocalisation permettant au consommateur final de réaliser des gains de pouvoir d’achat substantiels. La Lettre du CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales) a évalué récemment ces gains potentiels de 100 à 300 euros par ménage et par mois.

 

23/01/2024